Église Sainte Marthe des Quatres-Chemins Aubervilliers Pantin

Paroisse Ste Marthe des Quatre-Chemins
3, rue Condorcet - 93500 PANTIN
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Télécopie : 01 48 46 38 26
E-mail : stmarthe.paroisse@free.fr

Tirage de l’édition imprimée : 350 Exemplaires

12ème année février 2005 Numéro 2

Tsunami et Dieu

Les échos de la catastrophe du tsunami ne sont pas encore éteints que j’ai déjà trouvé des articles contre Dieu, « à cause » de « sa » responsabilité, ainsi que d’autres articles pour la lui enlever.

L’argumentation d’un Voltaire scandalisé par une autre catastrophe terrible, celle du séisme de Lisbonne en 1732, vient d’être époussetée : ou bien Dieu est méchant ou bien il n’est pas tout-puissant, car il n’a pas évité cette catastrophe. Albert Camus nous dira plus encore en nous rappelant la souffrance des innocents, des enfants : « Dieu est inacceptable ».

Les contre-argumentations qui tentent d’expliquer les grands malheurs par le « péché » des hommes nous expliquent : aujourd’hui la responsabilité reviendrait au système de profit capitaliste qui a mis les hôtels au bord de la mer ; ou au gouvernement qui aurait pu signaler l’éventualité de la catastrophe quelques temps avant, étant donné la connaissance du séisme par les sismographes ; ou encore aux pays riches qui ont installé dans le Pacifique des signaux d’alerte mais ne l’auraient pas fait dans d’autres mers...

Les uns et les autres ont tort. Vouloir expliquer la souffrance ne la fait pas cesser, de même que connaître des recettes gastronomiques n’élimine pas la faim.

Mais alors avons-nous une parole humaine à dire ? D’abord, l’homme ne comprend pas tout ; la brutalité d’une situation ne nous donne pas le droit de nous fier à notre seule manière de voir. Par ailleurs, le bien et le mal vont toujours ensemble, comme la lumière et son ombre : nous l’avons constaté en ces jours. Il faut donc accepter nos limites et les vivre avec honnêteté.

Hélas, cette attitude noble peut nous changer sans pour autant changer la réalité brutale.

Nous pensons que le mal est un mystère. Il est là, près de nous, pour être chassé plus que pour être expliqué. La solidarité n’élimine pas la douleur, mais elle nous met du côté des victimes et elle nous aide à surmonter la solitude et le désespoir.

Nous croyons que Jésus, sur la croix, nous a appris que Dieu n’est pas là pour nous sauver de la souffrance, comme notre désir nous le fait souhaiter, mais qu’Il est à l’intérieur de nous comme la force d’aimer qui nous permet de vivre et de mourir avec toute notre dignité.

Nous affirmons que l’espérance a le dernier mot face aux évènements les plus terribles. « En ce jour là, lisons-nous dans l’Apocalypse, il n’y aura plus de pleurs, ni de deuil, ni de mort ».

En attendant, quels gémissements, et quel courage !

Père Charles

À ne pas manquer en février...

Une rencontre avec...

« Les convertis sont encombrants » disait Bernanos, le plus connu étant saint Paul « sur la route de Damas ». Les bénéficiaires font preuve de discrétion car c’est une ineffable histoire d’Amour où Dieu fait toujours le premier pas. Aujourd’hui, Lydia Buisson accepte avec beaucoup de spontanéité de partager son expérience de Dieu.

Q. Les conversions instantanées sont fréquentes. La vôtre, Lydia, fut-elle soudaine ?

R. Elle m’a surtout surprise, elle m’a envahie. J’ai vécu ma plus belle histoire d’amour grâce à la Foi. Chaque semaine, pendant ma préparation au baptême qui a duré deux ans, j’avais l’impression d’aller à un rendez-vous et j’en sortais chaque fois un peu plus heureuse et un peu plus sereine.

Q. La vie spirituelle avec Dieu est fascinante, mais jamais linéaire. Elle réclame de l’aide - surtout au début. À quelles portes avez vous frappé ?

Au tout début de cette découverte, j’ai questionné les personnes croyantes qui m’entouraient et notamment au Bureau. J’ai ensuite ouvert beaucoup de livres pour chercher des réponses mais j’avais surtout besoin de concret : de vivre cela en Église et dans une Communauté. Alors, j’ai frappé à la porte du Presbytère et le Père Luis m’a grand’ouvert ; j’avais également ceux que j’appelle aujourd’hui « mes parents spirituels », Jacques et Christiane qui, ayant une vie comme la mienne à l’extérieur de l’Église (mariés avec des enfants), m’ont été d’un grand secours. (Les religieux ne sont pas confrontés aux mêmes réalités que nous).

Q. Nos faiblesses, nos souffrances ne sont pas des limites pour Dieu ; c’est dans les épreuves qu’elles nous infligent qu’Il vient nous surprendre. Avec le recul, que diriez vous ?

R. Même si cela paraît paradoxal, car Dieu ne veut pas pour nous la souffrance, c’est souvent à travers celle-ci que l’on s’interroge ! C’est la mort de ma belle-mère qui est à l’origine de ma rencontre avec le Seigneur, et sans cette souffrance là, je ne sais pas si je serais devenue chrétienne. J’en ai vécu d’autres depuis, mai je sais que je peux compter sur Lui ; on apprend à gérer ensemble.

Q. Pensez-vous Lydia, qu’une vie de couple soit compatible avec une conversion ardente ? Votre métamorphose a-t-elle été comprise de vos proches ?

R. Oui car c’était mon choix, mais ils ne s’attendaient peut-être pas à ce que je m’investisse autant. Mon mari est chrétien non pratiquant et parfois, l’équilibre d’un couple peut être fragilisé. C’est pourquoi j’ai levé un peu le pied. J’ai dit « oui » au Seigneur en 1995 mais il y a trente ans j’ai dit « oui » à Philippe et c’est cela ma vocation, être une bonne épouse et une bonne mère. Aujourd’hui tout va bien grâce à cette Foi que je vis au quotidien. J’ai réussi à ramener mon beau-père à la Foi avant qu’il ne parte ; il est parti serein. Mon deuxième fils s’est fait baptiser. Mon mari revient de temps en temps à l’Église pour les grandes occasions. C’est déjà une victoire !

Q. On ne peut pas vivre dans l’intimité de Dieu sans découvrir son immense pauvreté et sans s’ouvrir aux détresses humaines. Les exemples foisonnent pour nous montrer que Dieu est exigeant avec ceux qui lui disent « oui ». Qu’en pensez-vous ?

R. Dans mon intimité avec Dieu, il me dit : être chrétienne, c’est s’ouvrir aux autres, les regarder, les aimer, les comprendre. Ce n’est certes pas facile, mais comme mon bonheur passe par celui des autres, je m’efforce de voir et de contempler le Christ dans chaque personne humaine et, croyez-moi, ça aide.

En conclusion, je dirai que le jour de mon baptême - à part la naissance de mes enfants - a été l’un des plus beaux jours de ma vie ; quoi qu’il arrive, je ne serai plus la même femme. La Foi fait partie de ma vie, elle est là, elle est la lumière du Christ qui me guide dans mon existence. Merci Seigneur.

Merci à Lydia qui a bien voulu répondre à cet entretien.

Catéchèse d’approfondissement de la Foi

Après l’exposé du Père Charles sur le Concile de Nicée (année 325) à l’origine de notre Credo, il y a quelques semaines, le 20 janvier dernier, c’est le Concile de Chalcédoine (année 451) qui fait l’objet de la soirée (et matinée). Ce Concile « concerne Jésus-Christ qui, à la foi sans confusion ni séparation, est vrai homme et vrai Dieu ».

Cette catéchèse est enrichissante car nous n’avons souvent que des connaissances fragmentaires sur l’histoire de l’Église. Elle a connu des périodes plus ou moins mouvementées selon les époques : les Églises chrétiennes d’Orient s’opposent parfois à l’Église de Rome, gardienne de la doctrine, d’où la nécessité de réunir des Conciles.

Les contextes religieux et historique font de ces moments fort intéressants le moyen de mieux connaître les fondements de l’Église. Il est dommage que nous soyons trop peu à en profiter !

Maguy et Robert Cassanis

Équipe d’Animation Paroissiale.

Le 10 janvier dernier s’est tenue la première réunion 2005 de l’EAP. Une quinzaine de personnes, chacune représentant un mouvement ou service de la paroisse, se sont retrouvées autour du Père Charles pour faire le point sur les différentes activités passées et à venir et pour rassembler les réflexions des équipes sur l’avancement des différents projets proposés lors du parcours paroissial 2004.

Pour la prochaine réunion (qui aura lieu au mois d’avril), les participants, chacun dans leur équipe au cours des « rencontres intermédiaires », sont invités à réfléchir et à faire des propositions sur les points suivants :

Bonne réflexion à tous...

Les galettes !!!

La galette du Secours Catholique...

Le 12 janvier, les enfants du Secours Catholique se retrouvaient pour partager la traditionnelle galette des Rois.

Des chants, des jeux, des danses ont été joyeusement animés par Sabrina, Amaëlle, Hehmet, Jenny, Eric (peut-être futur mime !) élèves du collège Saint Joseph. Enfants et adultes ont été très attentifs aux contes et comptines délicieusement choisis par Françoise, conteuse expérimentée.

Un grand merci à tous et à toutes et - à l’année prochaine.

Paulette Magadoux.

... Et celle du MCR

Comme chaque année, le Mouvement Chrétien des Retraités (MCR) a fêté la traditionnelle galette des rois. C’était le jeudi 13 janvier. Nous étions près de cinquante autour du Père Charles et de Guy Lebel notre Président.

Quel plaisir de se retrouver, car plusieurs personnes qui ont quitté la paroisse depuis longtemps sont venues, parfois de loin, pour se joindre à nous. Après les paroles de bienvenue, des airs d’autrefois accompagnés par l’accordéon de Jeannine Lorenzi ont ouvert la fête. Madame Denis a raconté - pour la 59e fois nous dit-elle - « l’histoire du Petit Jésus » avec cet accent inimitable dont elle nous régale toujours. Ensuite, Paulette et Denise ont poursuivi avec plusieurs histoires tandis que des petits pâtés et gâteaux antillais nous annonçaient l’arrivée des galettes. Elles étaient excellentes, bien arrosées et tout le monde les a savourées avec plaisir.

Merci à tous ceux qui sont venus partager cet après-midi avec nous. Nous rappelons que le MCR se réunit deux jeudis par mois à des dates annoncées aux messes du week-end. Un jeudi est consacré à une réflexion et une discussion sur la campagne d’année ; l’autre jeudi nous rassemble pour un club d’amitié.

Les échanges sont toujours très sympathiques. Alors, n’hésitez pas à vous joindre à nous : vous serez les bienvenus.

Renée Duluc

Le coin des jeunes... le carême

Cher jeune,

Mercredi 9 février prochain, l’Église va entrer dans le temps du carême. C’est le Mercredi des Cendres. Ce temps, qui dure 40 jours, nous mènera à Pâques, la plus grande fête chrétienne, la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ.

Mais quel sens donnes-tu au Carême ? Aux Cendres ? Je vais t’aider (...) si tu es un peu perdu.

Le carême est un temps fort de conversion, de jeûne, de prière et de partage pour être davantage en union avec Dieu et avec les autres.

Au fait, sais-tu quand l’Église te demande de jeûner obligatoirement si tu as 18 ans révolus ? Seulement 2 jours : le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Tu me diras : et les autres jours ? Eh bien, les autres jours sont laissés à ta discrétion. L’Église fait appel à ta responsabilité et à ta foi de chrétien. À toi de voir quels efforts concrets de Carême tu dois faire pour progresser dans ton désir d’aimer Dieu et ton prochain. En te faisant imposer les cendres, tu reconnais ta faiblesse, ton état de pécheur et tu t’engages à changer, à te convertir, avec l’aide de la force de Dieu qui est la grâce. Tu la trouveras, entre autres, dans la prière, la méditation de la parole de Dieu et en particulier dans l’Eucharistie.

Si tu as 14 ans, l’Église ne te demande pas de jeûner, mais de faire des efforts pour t’abstenir, surtout les vendredis de Carême, des choses que tu aimes le plus. Et ce que tu auras mis de coté, donne-le à celui qui est dans le besoin. Le Carême, c’est l’occasion qui t’est donnée pour revisiter ta vie à la lumière de l’Évangile. À toi de voir dans quel domaine tu dois faire des efforts pour changer : rapports conflictuels avec tes parents, tes frères ou sœurs, tes amis à l’école (...) ? Le partage, si tu as tendance à tout garder pour toi ? L’attention aux autres, si tu as tendance à être indifférent ? La prière personnelle ? La messe le dimanche ? Tes sorties fréquentes ? Ton manque de courage à travailler sérieusement à l’école ? Ta paresse ? À toi de jouer. Ton Dieu t’attend à Pâques, rayonnant de joie et débordant d’amour grâce à ta conversion.

Je te souhaite un bon Carême, fructueux en grâce de la part du Seigneur.

Père Marius

Pour penser,

Pour nous aider « à penser » ce mois-ci, quelques réflexions des jeunes de l’Aumônerie après le passage du tsunami en Asie du Sud-Est :

« La vie n’est pas éternelle. La mort frappe tout le monde sans exception : riches, pauvres, jeunes, vieux. La mort fait partie de la vie ; sans mort, il n’y a pas de vie.

La mort peut arriver à n’importe quelle heure, n’importe quel jour ; personne ne sait le jour où il va mourir. C’est une chose surprenante. Elle peut nous surprendre comme une vague de quinze mètres et nous emporter comme un bateau.

Après le séisme et le tsunami, tout le monde a mieux découvert la mort. (...) ».

Tiphanie, Yaba et Gladys

Pour prier,

La vie est une chance, saisis-la
La vie est beauté, admire-la
La vie est béatitude, savoure-la
La vie est un rêve, fais-en une réalité
La vie est un défi, fais-lui face
La vie est un devoir, accomplis-le
La vie est un jeu, joue-le
La vie est précieuse, prends-en soin
La vie est amour, jouis-en
La vie est mystère, perce-le
La vie est promesse, remplis-la
La vie est tristesse, surmonte-la
La vie est hymne, chante-le
La vie est combat, accepte-le
La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps
La vie est une aventure, ose-la
La vie est bonheur, mérite-le
La vie est la vie, défends-la.

Mère Teresa


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