Église Sainte Marthe des Quatres-Chemins Aubervilliers Pantin

Paroisse Ste Marthe des Quatre-Chemins
3, rue Condorcet - 93500 PANTIN
Téléphone : 01 48 45 02 77
Télécopie : 01 48 46 38 26
E-mail : stmarthe.paroisse@free.fr

Tirage de l’édition imprimée : 350 Exemplaires

12ème année octobre 2004 Numéro 10

Tous utiles...

L’année dernière, nous avons essayé de suivre la sagesse évangélique. Elle demande, pour construire une maison, de s’asseoir pour réfléchir. Nous avons donc commencé par nous asseoir et nous parler pour voir quelles étaient les propositions qu’ « une grande majorité » accepterait.

Maintenant il faut se mettre à la tâche. Nous sommes tous utiles.

Vous avez déjà vu, au panneau de l’église, quelques nouveautés : la prière des vêpres avec la communauté piariste, telle que nous l’a demandée notre Évêque, sera ouverte à tout le monde  ; pour préparer les JMJ de Cologne, qui auront lieu l’été prochain, une prière d’adoration eucharistique sera proposée chaque dimanche ; l’éclairage intérieur de l’église s’est amélioré, ainsi que l’ouverture du plan incliné pour accéder à l’église pendant les offices ; une équipe de communication s’est constituée qui se propose de relancer l’Écho et le site Internet de la paroisse ; des équipes de catéchèse et d’aumônerie sont en place, avec certaines nouveautés en personnes et en possibilités...

Mais ces activités et d’autres qui suivront sont peu de chose face au défi de l’évangélisation au milieu des Quatre Chemins. Nous ne formons pas une Église pour nous seuls. Nous formons une Église pour offrir le salut de Jésus-christ aux autres. Comment s’y prendre ? Comment toucherons-nous les jeunes ? Comment continuerons-nous à révéler que la prière est une voie royale pour rencontrer Dieu ? Comment entrer en contact avec les gens qui cherchent un peu plus de vie spirituelle et qui, peut-être, envisagent le baptême ?

Nous sommes tous utiles. Bien sûr les communautés religieuses sont là pour donner une impulsion à partir de ce don formidable qui nous vient d’en haut. Mais les fidèles aussi, car l’Évangile ne passe pas par des haut-parleurs mais par le contact direct entre les personnes : du jeune au jeune, du travailleur au travailleur, du voisin au voisin.

Et cela se passe dans des lieux communs, sur les places, dans les rues, dans les magasins... c’est une parole mesurée mais touchante, une parole de bonté, de tendresse, de compassion, c’est un geste d’accueil, de reconnaissance, d’admiration.

L’évangélisation n’a pas pour objet de remplir les rangs de l’église ou d’améliorer nos indicateurs statistiques, mais de reconnaître l’action que Dieu mène au cœur de tous et d’inviter chacun à rendre grâce, à en être plus conscient et à entrer en communion avec tous ceux qui ont entendu l’appel.

Voilà. Pour cela il faut des moyens. Oui, mais il faut, avant tout, de l’esprit. Et surtout, il faut que, tous, nous nous y engagions.

Père Charles

À noter,

En paroisse, nous avons vécu...

Le 26 juin dernier s’est tenue à Ste Marthe une Assemblée générale de la paroisse. Temps d’information et d’échanges souhaité par le Père Charles, cette rencontre a permis de faire le point sur le parcours paroissial et de renouveler l’Équipe d’Animation Paroissiale. Une quarantaine de personnes se sont rendues à cette assemblée. Le Père Charles a commenté les résultats des questionnaires proposés aux paroissiens au cours du parcours puis il a présenté, pour chaque thème proposé, les projets qui ont été retenus et qui seront réalisés au cours des trois prochaines années. Un temps d’échange a suivi sur le parcours qui, de l’avis de tous, a permis aux paroissiens de se rencontrer et de « faire bouger les choses » !. Pour mener à bien les projets demandés par les paroissiens, le Père Charles souhaite s’appuyer sur l’Équipe d’Animation Paroissiale. À l’occasion de cette assemblée, il a rappelé la vocation de cette structure et a présenté l’orientation qu’il souhaite lui donner en élargissant le nombre de ses membres (avec un représentant de chaque équipe ou mouvement de la paroisse) et en augmentant la fréquence de ses rencontres à partir de la rentrée... Notre Évêque, le Père Olivier, venu en soirée pour confirmer quatre jeunes, a béni les paroissiens, saluant à travers le parcours paroissial, « petit synode de la paroisse Ste Marthe », « une communauté qui se rassemble et cherche à faire face aux difficultés qui se rencontrent ».

Le portrait du mois...

Père Charles, pour un premier anniversaire, on dit souvent « déjà un an ! » ; cependant au regard des échanges qui se sont multipliés pour peaufiner ce « lieu bon », nous dirions plutôt à Sainte-Marthe qu’il n’y a « que depuis un an » que notre nouveau Curé est parmi nous !

Q. Votre cœur vit dans le monde de l’éducation ; mais vous-même, quels souvenirs gardez-vous de l’élève que vous avez été :

R. Le travail de la mémoire. À douze ans j’avais appris tous les verbes latins (...), et aussi tous les chefs-lieux importants des cinquante départements de l’Espagne ! Mais j’ai aussi gardé une belle admiration pour quelques-uns de mes instituteurs.

Q. Votre vocation s’est-elle précisée, peu à peu, comme une évidence, ou la révélation fût-elle plus soudaine ?

R. Il y a eu de l’une et l’autre, des moments d’émerveillement et d’autres, le plus souvent, des doutes ou plutôt, des questions.

Q. Pourquoi l’Ordre des Piaristes ?

R. D’abord c’était l’Ordre le plus proche de mon histoire ; après parce que c’est un Ordre libéral, dans lequel les membres, tout comme chez les dominicains, choisissent les frères qui porteront les responsabilités du projet commun.

Q. On dit qu’il est difficile de progresser seul dans la vie spirituelle. Avez-vous eu des modèles, des lectures, un directeur de conscience ?

R. Oui ; mais les modèles du commencement ne servent point pour aujourd’hui ; les lectures, excepté l’Évangile, vieillissent  ; je n’ai pas eu un « directeur » de conscience, mais des amis plus âgés où plus jeunes auxquels parler...

Q. Récemment à l’issue d’un office, vous nous avez confié qu’un ministère à Barcelone, c’était bien autre chose qu’en Seine-Saint-Denis. Pouvez-vous préciser ?

R. Barcelone c’est une ville moyenne. Là bas, les gens se regardent trop les uns aux autres. Au niveau ministériel cela créé des problèmes spécifiques. D’ailleurs le refus de l’Église est évident et mal vécu en raison d’une hiérarchie qui, pendant trop d’années, a eu un certain pouvoir social... et chaque prêtre est tenu d’abord pour membre de cette hiérarchie ! Et ce qui a empiré les choses : pendant dix ans nous avons eu un évêque qui n’était pas reconnu comme pasteur par une grande majorité des forces vives du diocèse !

Q. Une vie sacerdotale sur une longue durée engendre forcément des doutes, des blessures, des remises en cause voire des échecs ?

R. Mais oui. Et surtout quand on travaille avec des jeunes. J’ai célébré plus de cent cinquante mariages d’anciens élèves... ça vous donne à réfléchir, spécialement quand les liens se cassent. Un Dieu « riche en miséricorde » me trouve-Il d’abord plein de compassion ? Faire de l’église « un lieu bon » ne serait-ce pas d’abord construire un lieu de communion, d’acceptation « inconditionnel » de l’autre ?

Q. Notre quotidien implique souvent du courage dans un monde superficiel où toutes les structures se lézardent. Que diriez-vous à un chrétien pour qu’il garde confiance ?

R. S’il y a un « slogan » évangélique c’est celui-ci : « n’ayez pas peur ». Cela ne veut pas dire que nous sommes les plus forts, mais que nous avons le don - bien gratuit, certainement - d’aller au-delà du superficiel et de découvrir les choses merveilleuses que Dieu fait avec (et dans) les hommes et femmes d’aujourd’hui.

Q. Vous semblez posséder un équilibre fait de fermeté joyeuse que rien ne semble ébranler. Est-ce un effet de la maturité ? ; ou un détachement parfaitement maîtrisé qui garde comme unique ancrage l’Amour inconditionnel de Dieu à travers tous les hommes ?

R. Ce n’est pas à moi de « savoir », et, encore, vous le dites bien... « vous semblez »... c’est donc une impression ! Quant à moi, je me connais avec toutes les ambiguïtés d’un cœur humain, je désire qu’on me trouve très proche de ce combat que tous nous menons pour devenir vraiment des enfants et des fils de Dieu qui sont aimés pour eux-mêmes, non pas à cause de leurs mérites. Je sens que Jésus, le Christ, s’est adressé à moi en me disant : bienheureux !

L’équipe communication remercie le Père Charles qui a bien voulu répondre à cet entretien.

Déjà la rentrée pour nos enfants... à l’école et au catéchisme

N’oublions pas de dire et de redire que si nous déléguons une partie de nos responsabilités à nos enseignants, religieux, laïques engagés, nous restons les premiers concernés par l’éducation de nos jeunes.

Si nous voulons que la catéchèse porte de bons fruits, il est essentiel que, nous parents, acceptions également de nous remettre en route. Les enfants ont besoin d’exemples vivants. Comment leur demander d’aller à la messe si nous-mêmes n’y allons pas ! C’est également vrai pour l’amour et le respect de Dieu, l’honnêteté, la justice, la politesse, etc...

Aujourd’hui, nous le savons tous, la conscience religieuse diminue. Alors, surtout, ne soyons pas dupes des excuses que nous avançons pour nous dérober à nos devoirs d’éducateurs. Plus que jamais, nous devons avoir le courage de ne pas sous-traiter nos responsabilités au sein de notre famille.

Groupe communication

 Commission Démocratie locale

Le Père Charles participe à la réflexion menée par le service Démocratie Locale, vie associative, vie des Quartiers de la Ville de Pantin sur la transformation de la Maison de Quartier des Quatre Chemins en Centre Social éclaté. À ce titre, il est destinataire des comptes-rendus des différentes commissions qui se sont tenues dans ce cadre au cours du deuxième trimestre. Nous en présentons les points essentiels.

La Commission Démocratie locale et vie associative observe que le quartier des Quatre Chemins souffre de l’essoufflement du bénévolat et de difficultés financières profondes, que trop peu de 16/25 ans sont représentés dans l’action collective, que les locaux manquent... Malgré tout, de nombreuses initiatives « citoyennes » et manifestations socio-culturelles se développent. Une nouvelle amicale des locataires vient d’être créée dans le complexe immobilier de l’OGIF avec un projet de « repas de quartier » pour faciliter les échanges entre les habitants des cinq tours. À Pantin, cinq conseils de quartier ont été créés, dont un pour le secteur des Quatre Chemins. Ils sont un nouvel outil d’animation et de concertation. Le Conseil de quartier des Quatre Chemins réfléchit sur différentes thématiques, notamment celles de la valorisation des cultures d’origine du quartier et celle de la problématique de la jeunesse. Il soutient de nombreuses actions (repas de quartier « La Chocolaterie », cours d’expression corporelle (pour les femmes), découvertes culturelles, actions en faveur de la propreté du quartier...) et des projets d’aménagement (réhabilitation de la rue Gabrielle Josserand, transformation du terrain vague rue Honoré en parking...).

La Commission Famille revient sur l’accueil des petits enfants du quartier à la crèche Berthier et à la halte jeux des Coquelicots. Une réflexion est en cours sur l’implantation d’un établissement multi accueil aux Quatre Chemins. La Commission revient sur les missions du Relais petite enfance municipal qui joue un rôle important dans l’information, l’orientation et l’accompagnement des familles en direction des assistantes maternelles (30 sur le quartier). Une structure qui favorise l’insertion sociale et professionnelle en permettant de faire garder les enfants. La Commission rappelle aussi le rôle du CCAS de la Ville qui, notamment, assure la restauration et les animations aux personnes âgées (Foyer Paillet), propose un point accueil emploi (centre administratif), instruit les demandes d’aides facultatives... La commission souligne aussi l’importance des « femmes médiatrices » qui ont un rôle d’écoute, d’information, d’orientation et d’accompagnement des familles qui les sollicitent (important travail oral de médiation culturelle). Enfin, un point est fait sur le dispositif d’accompagnement éducatif et périscolaire en rapport avec les spécificités constatées (1/3 des enfants en difficultés de compréhension jusqu’en 5ème, 95% des enfants primo-arrivants d’origine étrangère...).

En complément de l’action des Commissions « Démocratie locale » et « Famille », la Commission Insertion sociale et professionnelle vise à intervenir sur des thèmes essentiels : démarches administratives, suivi RMIstes, alphabétisation, recherche d’emploi, formation. Après un rappel des différentes actions menées, cette commission souligne le découragement croissant des professionnels du secteur social face au problème du logement, vecteur essentiel d’insertion sociale.

Le coin des jeunes

Pourquoi des innocents souffrent-ils ?

Pourquoi ce sont toujours des innocents qui souffrent à cause de tout ce qui se passe ? Pourquoi des innocents sont-ils tués ?

Que de malheurs provoqués par le péché des hommes, leur égoïsme, leur dureté de cœur ! trop souvent, cela pèse sur ceux qui n’ont rien fait, sur ceux qui ne peuvent pas se défendre. Il y a aussi des drames qui surviennent dans la nature parce qu’elle n’est pas parfaitement maîtrisée, comme un naufrage, un tremblement de terre... il faut admirer le travail des ingénieurs qui cherchent à construire des maisons plus solides, des bateaux ou des avions plus performants. Mais les accidents nous rappellent que nous sommes des créatures et que la vie sur terre n’est pas la fin de toutes choses.

Parmi tous les innocents maltraités, n’oublions pas notre Seigneur Jésus-Christ. Lui qui a tant fait le bien autour de lui, les hommes l’ont injustement condamné. Pendant ce temps là, Lui disait dans sa prière : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23.34). Cependant, (...) son histoire ne s’est pas arrêtée là : ressuscité, il a montré que c’est l’innocence qui a le dernier mot. En Lui, tous les innocents peuvent se réfugier et espérer en Dieu qu’il les prenne dans sa miséricorde. À nous, Jésus donne la tâche d’être la voix de ces innocents et leurs défenseurs, en rappelant à ceux qui les oublient que leur droit est de vivre et d’être heureux.

Propos du Père de Berranger extraits de Bâtisseurs de paix, le livret du Synode des Enfants (2000).

Pour penser,

Que rien ne te trouble
Que rien ne t’effraie
Tout passe
Dieu ne change pas
La patience obtient tout.
Celui qui a Dieu
Ne manque de rien.
Dieu seul suffit.

Sainte Thérèse d’Avila

Pour prier,

Seigneur, Mon Ami
Tu m’as pris par la main.
J’irai avec toi sans effroi
Jusqu’au bout du chemin.
Je marche avec toi dans le vent, dans le froid.
Je marche, peu m’importe
Je te porte dans mon cœur avec moi
Partout, c’est la danse, les sourires, les plaisirs.
Mais moi, je m’avance
En cherchant ton visage en tout ça.
J’irai d’un bon pas en chantant mes chansons.
Je sais, tu m’attends sur le pas de ta belle maison.
Alors Tu es là : je te vois découvert.
Je vois ton visage
Et la table où tu mets deux couverts

Aimé Duval, Compagnon de Jésus


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